LE SEL

Qu’est-ce que le sel ?

Le sel, ou chlorure de sodium (NaCl), est un minéral d’origine marine.
Présent dans l’eau lorsque les océans recouvraient la Terre, il s’est déposé en couches de sédiments à chaque retrait de la mer. Il se trouve aujourd’hui en abondance dans la nature, soit à l’état de roche, le sel gemme, soit dilué dans l’eau de mer.

L’exploitation et la production de sel

Le sel ou chlorure de sodium

Le sel ou chlorure de sodium, semble une denrée inépuisable sur la planète, mais les formes qu’il prend sont multiples et sa répartition n’est pas homogène.

On le rencontre aussi bien sous forme solide (roches, efflorescences, terres, sables, plantes) que liquide (eaux de mer et de source, liquides physiologiques). Ses concentrations sont inégales : de quelques grammes pour le sang ou l’urine à près de 200 grammes par litre pour certaines sources salées ou mers fermées, et une moyenne de 30 grammes par litre pour les océans. Le sel cristallise à une densité située autour de 330 grammes par litre.
Devant la diversité des sels, les populations ont inventé une large gamme de techniques d’obtention. Hormis l’exploitation de sel gemme sous forme solide, l’extraction du sel revient le plus souvent à traiter un liquide en le soumettant à une évaporation naturelle (sel solaire) ou artificielle (sel ignigène) jusqu’à cristallisation. On obtient alors du sel en grains avec lequel on peut mouler des pains. La diversité des méthodes de production de sel à travers le monde dépend de l’environnement, du type de sel exploité, de la qualité du produit recherché (type de sel, cendres salées, sel en grains, blocs de sel) et des particularités de la demande.

La chaux, sous différentes formes, est également utilisé dans une multitude d’industrie aussi diverses que variées :

  1. Les produits sidérurgiques (pour convertir le fer en fonte de première fusion, éliminer les impuretés type silice, phosphore et soufre, rehausser la qualité de l’acier)
  2. L’environnement (pour la réduction des pluies acides, remise en état des terres, épuration de l’eau et le traitement des eaux usées
  3. L’industrie papetière (comme produits chimiques ou comme agent de charge)
  4. La fabrication du verre (rentre directement dans la composition du verre)
  5. L’agriculture (pour augmenter le pH des sols et favoriser le rendement des cultures, augmenter la rétention d’eau, réduire l’érosion du sol, lutter contre le développement de la mousse, des champignons ou des bactéries)
  6. L’industrie alimentaire (la production de certains produits, mais également pour contrôler l’atmosphère permettant de contrôler la fraicheur des fruits et légumes)
  7. L’industrie sucrière (contrôle du pH)
  8. La construction de bâtiments (donne, notamment au mortier et au plâtre, de la maniabilité dans sa forme plastique, et de la dureté dans sa forme durcie)

Les matériaux de construction (sous forme d’agrégats essentiels à la construction des maisons et bâtiments, ainsi que pour la stabilisation des sols et la production d’asphalte.

Types de sel

Quelles sont les différents types de sel ?

  1. La halite (ou sel gemme)
  2. Le sel marin
  3. La saumure
  4. Le sel extrait des végétaux

La halite (du grec hals, « sel », et lithos, « pierre ») désigne le sel gemme : les gisements de halite proviennent de l’évaporation de mers ou de lacs salés. Ils sont composés de couches qui peuvent atteindre jusqu’à 30 mètres d’épaisseur.
Lorsque l’eau douce s’infiltre et vient lessiver la roche, les gisements donnent naissance à des sources salées ou à des lacs salés.

Le sel marin
 : le chlorure de sodium issu de l’évaporation de l’eau de mer, appelé sel marin ou sel de mer, est produit ou récolté dans des marais salants ou des salines. L’énergie solaire ou éolienne permet d’évaporer l’eau.

La saumure
 : la saumure désigne une eau chargée en sel, qu’elle soit d’origine marine ou fossile (sel gemme). Le sel de saumure est obtenu par évaporation de l’eau, soit naturellement, soit en chauffant l’eau salée. On parle alors de sel ignigène.

Le sel extrait des végétaux
 : dans les régions dépourvues de ressources en sel, le sel peut être extrait de végétaux dont on fait brûler les feuilles. Les cendres végétales sont traitées de manière à en extraire les nombreux sels minéraux.

Les domaines de sel

Dans quels domaines le sel est-il principalement utilisé ?

Les usages du sel sont innombrables et il est très difficile d’en établir une liste exhaustive.

Il est utilisé dans une multitude d’industrie aussi diverses que variées :

  1. L’alimentation
  2. L’aide à la production de lait et de fromage
  3. La conservation des aliments et salaisons
  4. Médecine et pharmacopée
  5. Construction et entretien des routes notamment en hiver
  6. Une multitude d’industrie telle que : fabrication de fibres textiles artificielles, de pâte à papier, de pâte à bois, de verre, de nettoyants, de détergents, d’engrais et de nombreux autres produits chimiques
  7. Quelques productions artisanales telles que : la tannerie et la teinturerie, la fabrication de certains métaux, la poterie

Traitement de sel en hiver

Pourquoi utilise-t-on le sel dans le traitement des routes en hiver ?

Pour fondre, la neige ou la glace n’ont besoin que de chaleur.

Réchauffer les routes serait techniquement très efficace, mais économiquement ruineux.

De très nombreux produits possèdent la propriété remarquable d’abaisser le point de congélation de l’eau et donc de provoquer la fusion de la glace à des températures inférieures à 0°C, permettant ainsi de rendre les routes praticables à des températures négatives.

Parmi ces produits, le sel (Chlorure de Sodium NaCl) est de très loin le fondant le plus utilisé dans le monde en viabilité hivernale, car il offre le meilleur rapport efficacité/prix.

C’est la raison pour laquelle il est couramment appelé sel de déneigement. Il serait d’ailleurs plus exact d’utiliser le terme fondant routier ou encore déverglaçant. Le sel représente plus de 99% des quantités de fondants épandus sur les routes en France comme dans tous les pays concernés par des phénomènes hivernaux.

Choix de sel

Quel sel choisir ?

L’offre est grande en termes de pureté du sel, de sa granularité, de sa teneur en eau, y compris pour les sels répondant aux spécifications de la norme NF EN 16811-1.

Pour un usage « standard », c’est le sel de granularité moyenne, de classe de pureté B et de teneur en eau de classe 3 qui offre le meilleur rapport qualité/prix et qui est de ce fait le plus utilisé en France. Ces spécifications existent aussi bien avec le sel gemme de la mine de Varangéville qu’avec les sels de mer. C’est la proximité entre les sites de production et les lieux d’utilisation qui guidera le choix vers l’un ou l’autre sel (optimisation logistique).

Parmi les autres produits utilisés en viabilité hivernale, les principaux sont également des sels qui appartiennent à la famille des chlorures, comme le chlorure de Calcium (CaCl2) ou le chlorure de Magnésium (MgCl2).

Leur intérêt réside dans une température de protection plus basse (- 10°C pour le chlorure de sodium, -15°C pour le chlorure de magnésium, -20°C pour le chlorure de calcium).

Stocker le sel en Silo

Pourquoi stocker le sel ou fondant routier en silo ?

Pouvoir disposer de sel en quantité suffisante pour faire face aux conditions climatiques les plus rigoureuses demande une gestion très précise de son stock.

Une règle couramment admise dit qu’il est prudent de disposer d’un stock en début de campagne hivernale correspondant aux deux tiers environ de la consommation d’un hiver moyen.

L’expérience montre que cette quantité peut être consommée en quelques jours de période particulièrement intense.

Ainsi, si j’ai une consommation annuelle en moyenne de 100 tonnes, j’ai besoin d’un stock de 66 tonnes en début d’hiver.

Lors d’un épisode hivernal tant soit peu intense, la demande globale de réapprovisionnement au niveau d’une grande partie de la France, voire de la France entière comme cela a été le cas lors de l’hiver 2010/2011, peut devenir tout à fait considérable : il est donc impensable de pouvoir livrer de telles quantités sous 48 heures.

On comprend de ce fait l’importance que revêt la constitution d’un stock permettant de passer 5 jours de consommation de pointe.

Le stockage en silo devient donc un enjeu stratégique pour répondre à ces besoins

De plus, en commandant ses quantités dès l’été, les services concernés bénéficieront des meilleurs prix et accentuerons son excellent rapport efficacité/prix.